09.10.2009

Mitterrand et le verrou de l'enfer

"L'affaire Mitterrand"me fait penser à ce qu'écrivait Ernst Junger dans Premier journal parisien le 6 octobre 1942 :

"Les perversions ne sont pas à proprement parler des égarements - ce sont, mais en liberté, des éléments qui, en nous, se trouvent habituellement associés et agissants. Souvent dans les rêves, ils surgissent de leurs tanières. Et plus ces choses sont profondément emmurées dans notre être, plus la stupéfaction et l'indignation sont vives quand la nature, semblable à un alchimiste les rend visibles. Alors, le serpent sort de son trou. C'est ce qui explique la terrible excitation qui s'empare d'une ville de plusieurs millions d'habitants lorsqu'on apprend les détails d'un crime sexuel. Chacun sent alors cliqueter le verrou de son propre enfer."

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