29.12.2008

Renaud Camus Journal 2005

Parcouru les trois premiers mois de l’année 2005 où l’on retrouve les thèmes récurrents du Journal de Renaud Camus : les difficultés financières et les discussions souvent anxieuses avec les éditeurs ; les regrets inspirés par l’étiolement des codes de politesse ; les manquements à la syntaxe notamment des journalistes de France Culture ; l’ostracisme réel ou supposé lié à ses positions jugées antisémites dans son journal de l’année 2000. Même si ces pages seront considérées par des esprits fâcheux, prompts à traquer la moindre pensée supposée réactionnaire comme une longue (et coupable, forcément coupable) série de « ramassis de vieilles obsessions ridicules, ressassements gâteux, anthologie d’aigreurs vétustes », elles me procurent un plaisir immense, même si parfois « le syndrome de la page bouffie, trop pleine », comme Renaud Camus reconnait en être sujet , me lasse un peu.

Ses attaques contre la « classe unique prolétaro-petite-bourgeoise » sonnent souvent juste quand elles décrivent les nouvelles règles de vivre ensemble (qui sont souvent des règles de non-respect d’autrui) ou l’esprit d’abdication de la culture classique devant la construction d’un ensemble multiethnique et multiculturel qualifiée de « tâche historique de la petite-bourgeoisie » (dont la prétention présidentielle d’épargner aux candidats à des postes de fonctionnaire des questions relatives à la culture (ce qui est en dit long de l’esprit de résignation et de défaite volontaire d’une grande partie des élites (même les moins suspectes d’appartenir à la bonne « pensance » inrockuptible)) est un des exemples les plus tristement fameux).

Parmi les quelques notes prises, je consignerai ici ceci : 

- cette évocation de sa bibliothèque (que je ne peux m’empêcher de reprendre): « Énormité (relative) de ma bibliothèque qui est certainement un des poids les plus lourds de mon existence, et c’est en partie à cause d’elle que je suis ici. » J’ai à l’esprit la photographie de sa bibliothèque dans le château de Plieux, une longue pièce bordée de bibliothèques aux rayons lourds de livres.

- Une référence très courte au 21 janvier dont il dit que c’est « une bien mauvaise date » sans en expliciter les raisons. Chacun l’entendra comme il lui plaira (ou déplaira).

- et, pour un lecteur probable de cette note je reproduis cette phrase sans autre commentaire : « Ainsi une vendeuse de magasin n’aurait-elle pas envisagé de sortir dans la rue « en cheveux » parce que, comme les bourgeoises, elle se distinguait par là même des ouvrières et des filles de mauvaise vie. »

Commentaires

Je suis aussi en train de lire ce journal. C'est exact ce sont souvent les mêmes thèmes qui reviennent mais je prend toujours plaisir à le lire. J'aime aussi découvrir une page au hasard. Belle défense de Houellebecq.
Etonnant ces libraires qui déconseillent des livres.

Ecrit par : Un grain de sable | 29.12.2008

Ecrire un commentaire